Dernièrement, je vous ai demandé ce dont vous aimeriez que je vous parle sur le blog et clairement, bien que ma vie soit exposée sur les réseaux, vous n’auriez pas pu être plus clairs: vous êtes curieux de mon quotidien. Et pourtant ahaha.

Je suis bien habituée de mon vous montrer, en photos, le reflet de mon quotidien. Mais vous le savez bien, une photo ne veut pas tout dire, oh non. Je ne suis pas quelqu’un de nature qui se confie beaucoup et facilement. Je parle (beaucoup, Antoine peut vous le confirmer) mais rarement de mes sentiments ou de mes « affaires ».  J’aime ben ça gérer tout à l’interne ahaha.  Mais beaucoup de vos questions venaient de ma vie séparée…

 

Alors voilà! Ça va bientôt faire 2 ans qu’une semaine sur deux, j’ai le bonheur d’être une maman dans tout ce que ça implique. Et pour être maman, je le suis. Antoine, avec sa compagnie,  travaille beaucoup, particulièrement l’été. Le quotidien, c’est avec ma grande que je le vis. Les repas, les dodos, les courses, les jeux, les fêtes, les cours etc, c’est moi qui s’en charge. Ça, c’est en plus des 2 soirs semaine que je travaille et du blog qui m’occupe à temps plein. Bring.It.On. Heureusement, Antoine est hyper présent quand il le peut, et prends souvent le relai quand je travaille les soirs, en équipe avec mes parents. Good team 🙂

L’autre semaine, je reste une maman. Le lundi matin arrive et on prépare sa petite valise, avec tout ce qui voyage entre chez maman et papa, ses must. Les garde-robes sont séparées, double de vêtements pour la grande (et pas mal de dépenses pour maman :/ ahah). On se colle, on se donne une grosse dose de bisous et on se dit bye pour 7 jours. C’est long 7 jours, merde que c’est long. Je reste une maman qui pense beaucoup à sa poulette quand elle n’est pas là, qui se demande ce qu’elle a mangé,  qui espère que son papa l’a habillé assez chaudement, une maman qui la facetime au moins 2 fois dans la semaine et qui se gâte, quand ça adonne, avec un croissant date où on s’empile une par dessus l’autre pour tout l’heure qu’on passe ensemble. Rough, mais possible. Cette semaine où elle n’est pas là, elle est remplie à la minute près, pas loin d’être vrai. J’en profite pour y mettre tous mes rdv, tous mes shoots, etc. De cette façon, rendu au prochain lundi, il me reste plus que temps pour retrouver celle qui m’attends et passer des heures au parc avec elle.

Y’a pas de situations parfaites, la première année a été des plus challengentes, tellement de changements, d’adaptations. Premièrement, te retrouver seule. Seule pour tout faire, tout penser. Pas personne pour s’en occuper pendant que tu prépares le souper, pour lui donner son bain ou pour jouer avec elle, juste toi. Mais quand t’a pas le choix, ben tu y arrives et tu essais de faire pour le mieux.

 

Si je peux rassurer toutes celles qui vivent ces questionnements, qui vivent cette fameuse séparation, courage les filles. Il n’y pas de « guide de la parfaite séparation ». Y’a pas de bonnes façons de la faire. Chacun son rythme et sa réalité, et tant que tu fais pour le mieux, le reste suivra. Y’a une vie après la séparation, y’a du gros travail personnel à faire, mais c’est beau tout ça. Si je peux vous dire une chose, un des seuls avantages de la séparation est le temps que tu « retrouves » pour toi. Encore mieux, quand tu rencontres quelqu’un, c’est une semaine où tu peux te permettre d’être une blonde sans les responsabilités qu’amènent être mère. C’est pas rien. C’est aussi retrouver un peu plus de flexibilité dans ton horaire, pouvoir te coucher/lever plus tard, aller au gym, voir des amis, etc. Antoine m’a toujours connu comme maman, mais une semaine sur deux, on a la chance de vivre un peu plus comme 2 amoureux sans enfants et on l’apprécie tellement.

Heureusement, et je pense que c’est la seule clé de notre « réussite », la bonne entente encore présente avec son papa. On n’est pas d’accord sur tout, la séparation t’enseigne un sacré lâché prise (comme si la grossesse ne ns l’avait pas déjà assez enseigné :/ ahah) mais on se respecte et on se fait confiance, surtout. On communique énormément, pas le choix si on veut que la poulette ne sente pas qu’elle vit dans 2 mondes. On est une bonne équipe.

Pour être 100% honnête avec vous, même si la réalité de garde partagée n’est pas toujours simple, y’a pas une journée où je regrette les décisions que j’ai prise. J’étais loin de me douter à ce moment de la suite des choses et la vitesse à laquelle elles iraient, mais je me félicite encore aujourd’hui d’avoir eu le courage de foncer vers cette nouvelle vie. Une chose est certaine, plus jamais je ne vais me séparer. Pas idéal pentoute. Mais on était là. Je savais que j’avais tout essayé et j’étais absolument certaine ce jour là que c’était la meilleure décision, pour nous et pour la grande. Et la prochaine fois que j’aurai un enfant avec quelqu’un, laisse moi te dire que je vais lui avoir posé toutes les questions du monde et j’aurai pris le temps de le connaître et de vivre tout ce qu’on a a vivre à 2 avant de créer la plus belle chose au monde ensemble.

 

La grande dans tout ça? Mon dieu qu’elle est bonne. C’est elle la héroïne dans toute cette histoire. C’est son univers qui a été complètement chamboulé alors qu’elle n’avait que 2 ans. Eva est forte et résiliante. Elle a aussi beaucoup appris dans tout ça, elle est désormais beaucoup plus apte à faire face au changement. Ça été long avant qu’elle ne comprenne ce qui se passait, que maintenant il y avait 2 maisons, que 2 univers distincts allaient maintenant être sa nouvelle réalité. Quand elle s’ennuie, elle le dit. Quand elle a fait quelque chose de fou chez son papa, elle le dit, et j’en rajoute pour qu’elle continue de sentir que nous ne sommes pas en compétition l’un et l’autre (même si parfois y’a des petites jalousies malsaines qui sont inévitables, pas parfaite hen). Elle a accueillie quelqu’un dans ma vie, en le challengeant à souhait au début. Elle avait besoin de temps. Il l’a respectée.

Aujourd’hui, Eva, Antoine et moi on forme une famille. Une famille recomposée, mais une famille. C’est absolument la plus belle chose que je pouvais espérer vivre et offrir à ma fille. Seule, j’y serais arrivée. On en est capable les filles. Mais c’est tellement le fun à 3. Si on va agrandir notre famille? Assurément, mais un projet à la fois 😉